Test : IB-NAS 4220 performant et pas cher ?

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Introduction

Dans un monde où tout devient numérique : musique, vidéo, message, photos, … la pérennité et l’accessibilité des données deviennent de plus en plus préoccupants. Dans ce cadre-là les NAS (Network Attached Storage) deviennent une solution de plus en plus intéressante et relativement fiable, enfin du moins si on utilise un RAID sécurisant les disques. Auparavant principalement destiné aux entreprises on trouve maintenant des NAS à des prix très intéressants qui peuvent suffire pour un particulier, c’est dans cette idée que nous allons tester le IB-NAS4220 de chez ICY BOX vendu aux alentours de 160€ (sans disque).

Glossaire :

DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) : Protocole réseau qui permet d'attribuer automatiquement les parametres IP d'un ordinateur (adresse IP, serveur de noms, masque, ...)
DNS (Dynamic Name System) : Serveur qui fait correspondre un nom de domaine à une adresse IP et vice et versa.
TCP/IP (Internet Protocol) : Protocole utilisé pour faire circuler des informations entre différentes machines.
FTP(s) (File Transfer Protocol ) : Protocole permettant l'échange de fichier sur un réseau TCP/IP. Le FTPs est la version sécurisé du FTP.
HTTP(s) (Hyper Text Transfer Protocol) : Protocole de communication utilisé par le Web. Le HTTPs est également la version sécurisé du HTTP.
NFS (Network File Systeme) : Protocole permettant à un ordinateur d'utiliser des fichiers depuis un réseau.
NTP (Network Time Protocol) : Protocole permettant de synchroniser les horloges des ordinateurs depuis le réseau.
Share : Signifie Partage en anglais, c'est un espace de stockage partagé des données.
RAID (Redundant array of independant/inexpensive disks) : Utilisation de plusieurs disque afin d'améliorer l'ensemble. Il peut s'agir d'augmenter les performances ou l'intégrité des données.

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Présentation générale du Nas.

Un gros pavé noir, voilà comment pourrait se résumer l’aspect général de ce Nas. La seule chose qui le différencie de la brique (et on connait ça dans le nord), ce sont ses pieds latéraux (le dessous est recouvert d’une couche de mousse antidérapante).


Sur l’avant du IB-NAS4220 on trouve un bouton On/Off et un petit bouton backup juste en dessous qui permet de sauvegarder sur le Nas un périphérique de stockage (clé USB, disque externe, ..) branché sur un des ports USB.

 

Sur l’arrière sont disposés le connecteur Ethernet au format Giga, un bouton Reset et un autre Reboot ainsi que le connecteur d’alimentation. Un deuxième port USB est également présent, il pourra par exemple servir à brancher une imprimante ou un périphérique de stockage.

L’intérieur est relativement simple avec deux emplacements 3,5 pouces pour des disques durs au format Sata. Les fixations des disques sont en caoutchouc et des vis spéciales sont livrées pour la fixation, le tout permettant de réduire les vibrations et le bruit des disques. Seul petit défaut, la mise en place du disque du bas est quelque peu gênée par les câbles, légèrement courts, qui vont à l’avant du Nas.



L’ensemble semble de bonne facture avec un système de réduction des vibrations, un ventilateur arrière thermo régulé et une grille d’aération sur le devant.

 

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Installation.

Il s’agit ici d’un NAS donc il se doit d’être complètement paramétrable et accessible depuis le réseau sans avoir besoin d’installer un quelconque logiciel sur l’ordinateur. C’est évidement le cas du IB-NAS4220 puisqu’il suffit de taper son adresse IP pour arriver sur la page de configuration. Deux cas sont ici possibles, soit votre réseau possède un serveur DHCP (par exemple un routeur, une box, …) et dans ce cas le Nas récupéra automatiquement une adresse IP (et si le serveur DNS se met à jour automatiquement, ce qui est presque toujours le cas il sera même accessible par son nom : http://IB-NAS4200-B/), soit il activera lui-même son propre serveur DHCP. Dans ce cas, il prendra l’adresse 192.168.1.1 et utilisera la plage 192.168.1.2 – 192.168.1.50 pour attribuer des adresses IP aux clients.
Pour les plus frileux et les allergiques aux adresse IP il existe néanmoins un programme relativement simple livré sur le CD pour configurer automatiquement le NAS mais attention, comme c’est trop souvent le cas, il ne marche que sous Windows…

 

Bref une installation facile et intelligente avec le serveur DHCP qui s’activera automatiquement suivant les besoins. L’accès à l’administration de l’IB-NAS-4220 ne m‘aura demandé que trois secondes : lancer Firefox et taper http://IB-NAS-4200-B.

 

Configuration.

 

Lors de la première utilisation, il faut configurer le Nas et entrer quelques informations, regardons rapidement ces pages et les paramètres à entrer :

 

Choix de la langue
Choix du mot de passe de l’administrateur (login : admin)
Choix du nom du NAS (par défaut IB-NAS-4200-B)
Choix de l’adresse IP du Nas et du serveur DNS
Réglage de l’heure et du serveur NTP pour ajuster automatiquement l’heure.
Récapitulatif et validation des paramètres.


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Gestions des utilisateurs.

La gestion des utilisateurs permet de définir pour chaque utilisateur du Nas des mots de passe avec des espaces de stockage privé et personnalisables. On peut également imposer un quota à ne pas dépasser pour l’espace de stockage personnel de l’utilisateur. Attention toutefois à bien utiliser un système de fichier autre que FAT32 pour les quotas, sinon ils ne seront pas utilisables.
Vient ensuite l’intégration de l’utilisateur à un ou plusieurs groupes pour qu’il hérite directement des règles et des espaces de stockage définis pour le ou les groupes.

Pour terminer on définit les droits en écriture et lecture de l’utilisateur aux dossiers publics. Par exemple, si on crée un espace de stockage Photos accessible par tous les utilisateurs on peut dans ce menu définir la manière dont l’utilisateur y aura accès : en lecture seulement pour consultation ou bien en écriture/lecture pour y ajouter ses propres informations. On regrettera simplement que les droits en écriture donnent automatiquement les droits en modification (et donc en effacement) des fichiers. Pouvoir donner accès en écriture sans pour autant qu’un utilisateur puisse effacer les données présentes aurait été très intéressant et sécurisant


Gestion des groupes.

Crée un groupe est encore plus simple que crée un utilisateur, on commence par définir le nom du groupe, ensuite les utilisateurs qui vont faire partie du groupe (il est bien évidemment possible d’en ajouter par la suite) et pour finir les droits en lecture/écriture du groupe sur les dossiers de stockage accessibles à tous.


Gestions des espaces de stockages.

Aussi simplement que pour les groupes, on définit un nom pour cet espace de stockage avec éventuellement une description, on définit ensuite les utilisateurs et/ou les groupes qui auront accès (par Ftp ou bien par le partage réseau Windows : Samba) à cet espace on définit toujours les droits en lecture/écriture pour les différents utilisateurs et/ou groupes. Sur la dernière partie, on configure les droits pour un éventuel accès en utilisant le protocole NFS au Nas.



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Gestion des utilisateurs.

Ici on retrouve les utilisateurs créés précédemment et on peut, si besoin en créer de nouveaux et également les assigner à un groupe. La seule différence étant qu’ici on ne peut pas autoriser en lecture et/ou écriture un utilisateur à un espace de stockage public. Il faudra repasser par un autre menu de gestions des espaces de stockage.

Gestion des groupes.

Idem que pour les utilisateurs, on définit des groupes dans lesquels on peut associer des utilisateurs. Malheureusement même défaut que pour les utilisateurs, on ne peut pas gérer les espaces de stockage public il faudra repasser par le menu de gestion des « shares ».


Dommage que ce menu ne propose pas la gestion des « shares » ça aurait évité de devoir changer de menu. Rien de bien grave mais une perte de temps au final pour les utilisateurs avertis. La bonne nouvelle c’est que ce genre d’option peut très facilement être changé avec un nouveau firmware.

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File Server.

On définit ici tout ce qui touche aux protocoles de connexion entre le NAS et les ordinateurs du réseau. On peut modifier le nom du groupe de travail du NAS (Workgroup par défaut) mais également son nom ou encore spécifier un serveur Wins si vous en avez besoin (ce qui n’est pas souvent le cas il faut bien avouer).
On définit également si on autorise ou non une connexion au NAS via le protocole FTP et on peut modifier le port d’écoute.
Le serveur NFS peut également être désactivé tout comme le compte « guest » qui est un espace de stockage disponible pour tout le monde sans avoir besoin de s’identifier. Le compte « guest » peut être limité en taille par la définition d’un quota maximum à ne pas dépasser. Attention toutefois si le Nas est accessible depuis Internet il vaudra mieux éviter de laisser activer le compte « guest » pour plus de sécurité.


Share management

Ce menu permet de définir beaucoup plus finement les options de chaque dossier de partage. En effet, pour chaque dossier de partage il est possible d’autoriser un ou plusieurs utilisateurs et/ou groupes à avoir un accès FTP, Samba et NFS. L’accès NFS pourra également être restreint par une adresse (ou plage d’adresse) IP.  Dommage que le protocole Samba et FTP n’ait pas été dissocié comme c’est le cas dans File server, en effet, activer le FTP démarre automatiquement le service Samba et vice-et-versa.


Print server

Un menu qui porte très bien son nom puisqu’on configure simplement la fonction serveur d’impression du IB-NAS4220. On regrettera l’absence d’un spooler permettant de voir l’état de la file d’attente de l’imprimante et éventuellement de la supprimer. Une seule imprimante pourra être mappée sur le réseau

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Lan Settings et Time Settings.

Il s’agit ici des mêmes menus que ceux présentés lors de la première installation, ils permettent de modifier le nom du Nas, son adresse IP (et de passer ou non par un serveur DHCP) ou encore de régler l’heure.

Turn off server.

Derrière ce menu au nom sans équivoque se cache quand même une option bien pratique : faire un reboot à distance du NAS ce qui peut être nécessaire lors de certaines modifications. On peut également choisir de l’éteindre complètement.

Information.

Il n'y a pas de « s » à information et vu le peu de chose disponible sur ce menu on ne se demande pas pourquoi, passons rapidement sur ce menu inutile…


Disk Usage.

Un résumé du ou des disques du Nas avec leur(s) point(s) de montage sur le linux du Nas. On retrouve également l’espace encore disponible et on peut surtout afficher l’espace occupé par chaque utilisateur avec son quota. Utile si vous manquez de place pour voir qui en consomme de manière excessive.

 

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DHCP Server.

On règle ici le serveur DHCP du Nas. On peut l’activer ou non suivant les besoins et le paramétrer. Les options sont en nombre suffisant. On peut par exemple mettre trois serveurs DNS, définir le temps de connexion maximum (d'une heure à une semaine).
« Static IP » permet de définir une adresse fixe pour un PC se connectant au serveur DHCP du Nas, pour cela il suffit de spécifier l’adresse Mac de l’ordinateur et il récupéra automatiquement la même adresse IP à chaque connexion.
On peut également voir la liste des machines connectées au serveur DHCP avec le bouton « DCHP lease list ».

Bonjour et iTunes.

 

Bonjour est un service de partage développé par Apple. On peut également démarrer ou non le serveur iTunes du Nas.


BTorrent.

Il s’agit d’un client de téléchargement de fichier torrent qui permet de télécharger des fichiers l’ordinateur éteint, c’est le nas qui gère intégralement le téléchargement.

SSH server (nécessite un module à installer).

 

Autoriser ou non l’accès au Nas avec une connexion bas niveau tel que le SSH par exemple.

 

Streamripper (nécessite un module à installer).

 

Il s’agit ici d’enregistrer sur le disque une diffusion en streaming d’un ordinateur du net. Vous pouvez par exemple enregistrer une radio qui émet en streaming et l’écouter plus tard après l’avoir récupérer du Nas.

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Au delà de la « simple » maintenance, ce menu est également celui des réglages du RAID et de la configuration des disques.

 

Disk Utility.

 

Ce menu permet de formater les disques, tout en laissant libre choix du système de fichiers à utiliser. Ext2, Ext3 et Fat32 sont les trois options possibles. Ext2 et Ext3 sont des systèmes de fichiers provenant du monde Linux tandis que la Fat32 est un système provenant de chez Microsoft. On n’a pas de support NTFS car c’est un format propriétaire de chez Microsoft. Point très important ici, si vous souhaitez pouvoir utiliser les quotas il faudra OBLIGATOIREMENT utiliser le système de fichier Ext3 ou Ext2, en Fat32 l’option restera grisée et inaccessible. Dommage que ce ne soit pas précisé dans ce menu, une mise en garde aurait été la bienvenue.
On peut également avoir accès aux informations SMART du ou des disques en cliquant sur « détail ». Lors de l’utilisation de disque simple (sans RAID) on peut également faire un scan du disque.

RAID Setting.

C’est ici que ça se passe pour La configuration du Raid. Rien de bien sorcier, on choisit simplement le type de RAID souhaité : 0, 1 ou Span (juxtaposer les deux disques pour n’en faire qu’un. Exemple : 160 + 320 = 480Go en RAID Span). Pour chaque Raid on a le choix entre le système de fichiers EXT2 et EXT3.


Firmware Upgrade, Save configuration, Restore Configuration et Factory reset.

 

Les titres des menus sont suffisamment explicites pour ne pas avoir à revenir dessus, passons à la suite

 

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Log files.

 

Les fichiers de log sont complets et bien séparés. On trouve un log pour le serveur Samba, un autre pour le serveur FTP, encore un pour le serveur DHCP, le système et un dernier pour l’administration. Cinq fichiers de log permettent de retrouver facilement une modification plutôt que de tout avoir dans un seul fichier.

 

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Récapitulatif des fonctions du Nas

Connections internes :

2 emplacements Sata
   
Connections externes : 1 port Lan Giga
  2 ports USB (façade avant et arrière)
  Alimentation
   
Boutons sur le Nas : Power On/Off (avant)
  Backup (avant)
  Reset (arrière)
  Reboot (arrière)
     

Os, processeurs :

Processeur : ARMV4 Fab526 300Mhz
  Esapce mémoire : 128Mo ( 80Mo libre)
  Systeme : Linux Busybox 1.0.0RC3
  Noyau : 2.6.15
     
Configuration des disques : RAID : 0, 1 et Span
  Format de fichier : Ext2, Ext3 et FAT32
  Info SMART Oui
     
Fonctions reseaux : Accès SSH : oui (module à installer)
  Accès telnet : oui
  Seveur HTTP(s) : Oui mais limité (non) : THTTPD 2.25b
  Serveur SQL : non
  Serveur PHP : non
  Serveur FTP(s) : oui (non) : ProFTPD 1.3.0
  Serveur DHCP : oui : ISC DHCP V2.0p15
  Serveur DNS : non
  Serveur Mail : non
  Serveur Samba : oui : Samba 3.0.20
  Serveur NFS : oui
  Serveur Bonjour : oui
  Serveur iTunes : oui : mt-daapd V1.1.1.1
  Serveur d'impression : oui (1 imprimante)
     
Gestions des download : HTTP : non
  BTorrent : oui
     
Autres : Streamripper : enregistrement direct de radio en streaming.
 
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Accès bas niveau : SSH et Telnet.

 

Par défaut il est possible d’accéder en Telnet au Nas, mais il est également possible d’installer un module complémentaire pour avoir du SSH sur le NAS.Il suffit de copier l’archive du module dans le répertoire Application/new_applications du Nas qui est accessible en FTP avec le compte Admin. Une fois installé on peut ou non activé le SSH ! Sortez vos Putty et c’est parti !

 

 
Le mot de passe Root n’est pas répertorié dans les notices, mais il est très facilement trouvable et à partir de là tout devient possible comme modification, sauf peut-être une recompilation du noyau (à part bien sûr pour quelques « illuminés »).


Un accès en root au Nas permet de modifier n'importe quel fichier. Il est ainsi possible d'accéder au serveur HTTP pour y insérer des pages Html, des images et autres documents accessible depuis le réseau.

 

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Taux de transferts.

Nous allons utiliser la configuration suivante :

Processeur : Intel Core2Duo E6750
Carte mère : Gigabyte P35-DS3
Mémoire : 2*1go G.Skill PC6400
Carte graphique : MSI Geforce 8600GT
Disque dur : Hitachi 80Go Sata dans le PC et 2*160Giga Sata Hitachi sur le Nas

Pour tester les performances en lecture et écriture du Nas de chez Icy Box nous avons transféré un fichier de 1864 Mo et avons mesuré le débit moyen lors de ce transfert.

Les mesures ont été faites dans plusieurs cas de figure. Nous avons d’abord installé un seul disque dur, puis ensuite un deuxième a été mis en place pour faire du RAID. Les mesures ont donc été faites avec un disque puis en RAID 0, 1 et Span.

En même temps que nous avons créé nos différents RAID nous en avons profité pour mesurer le temps nécessaire à la création et au formatage. Bonne surprise puisqu’il n'aura fallu que deux minutes et trente secondes pour un RAID 0 contre trois minutes pour un RAID 1. Encore un bon point pour le Nas qui réalise ces opérations-là rapidement.
 
Pour chaque configuration nous avons fait des relevés à tour de rôle en utilisant le protocole FTP et ensuite le protocole Samba (Réseau Microsoft Windows). Chaque mesure a été refaite et nous avons gardé la moyenne des deux.

La première constatation est la différence énorme qu’il y a entre les performances en lecture et en écriture du Nas ! En effet, quelque soit le mode utilisé, les performances en lecture depuis le Nas sont toujours deux fois supérieures aux performances en écriture. On remarque également qu’utiliser le protocole FTP donne des débits supérieurs de 20% par rapport au protocole Samba utilisé par Windows. Pour leur part les taux de transfert en écriture sont du même ordre, en effet, une différence de 0.8Mo/s n’est pas suffisamment significative pour parler de « réel » gain de performances en FTP.

On remarque également que passer les disques durs en RAID ne fait pas gagner en taux de transfert, cela provient certainement de la gestion du RAID qui est ici faite de manière logicielle. Rappelons quand même qu’un RAID 1 permet de gagner énormément en sécurité puisque les données sont écrites à l’identique sur les deux disques. Le gros intérêt du RAID de ce Nas est de toute façon la redondance des données, plus que les performances pures.

Les performances en USB sont par contre très faible avec des taux de transferts qui s'effondrent, tout particulièrement lorsqu'on écrit sur un périphérique branché en USB2 sur le Nas. Le backup est légèrement à la traine avec un débit de 6.6Mo/s mais cela reste à peu près raisonnable.

 

Au final le IB-NAS4220 se révèle être relativement performant avec des taux de transfert honorables en lecture (20Mo/s), dommage que l’écriture péche légèrement avec un débit de 10Mo/s en moyenne.

 
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Le Bruit.

Dans cette partie nous allons nous intéresser de près au système de refroidissement des disques durs et à la ventilation du Nas.

Il est en effet important de garder les disques durs à une température raisonnable sous peine de voir leur durée de vie diminuer rapidement. Le ventilateur du NAS étant thermo-régulé nous avons effectué plusieurs séries de mesures afin de déterminer l’impact du ventilateur sur le bruit et la température de l’ensemble. La pièce où ont été réalisées les mesures est relativement silencieuse puisque le bruit de fond n’est que de 33.5Db(A)

Comme on peut le voir le Nas se révèle être bien silencieux ! Même posé à 15cm de vous sur le bureau il saura se faire discret le ventilateur éteint. Ventilateur allumé on reste au niveau des 40Db(A), un bruit très raisonnable. A un mètre le bruit s’estompe quelque peu et le Nas se fait très vite oublier.

Bref silencieux malgré un ventilateur de très petite taille, mais qu’est-ce que cela va donner sur la température des disques ?

Les températures.

Des températures peut-être élevés, surtout pour le disque du dessus qui récupère la chaleur dégagée par celui du dessous. Quelques degrés de moins et l’ensemble aurait été parfait.

La Consommation électrique.

En cette période de prise de conscience de la surconsommation des énergies de la planète (ce n’est pas trop tôt mais bon, c’est une autre histoire …) regardons de plus près la consommation exacte de ce Nas. Pour cela nous avons mesuré la puissance consommée directement depuis la prise de courant du transformateur de l’alimentation.

La première constatation est toujours la même pour les appareils informatiques et électroniques de manière générale : 3.5Watts avec le Nas éteint ou bien carrément débranché du transfo c’est 3.5Watts de trop !
Pour le reste ce Nas reste assez peu gourmand en énergie et surtout la gestion du Spin out permet de réduire automatiquement et considérablement la consommation de courant.

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Conclusion.

MAJ. Vous êtes nombreux à rencontrer des problèmes de compatibilités avec des disques durs de la marque Samsung sur ce NAS. Il est souvent impossible de formater les disques et/ou de les utiliser. Des problèmes nous ont également été signalés sur le Spin Out : chez certains les disques tournent en permanence et ne passent pas en veille. Certains cas se sont résolus en forçant les disques en Sata I (souvent un cavalier à placer sur le disque dur). Pour de plus ample informations lisez les commentaires et n'hésitez pas à poser des questions.

 

Un Nas doit avant tout être, par définition, un espace de stockage accessible depuis le réseau ; en ce sens le IB-NAS4220 de chez Icy Box rempli parfaitement son rôle en supportant plusieurs protocoles : Samba, FTP et NFS. On regrettera simplement que donner des droits en écriture à un utilisateur lui donne automatiquement des droits en modification et suppression des données.

Maintenant il est également vrai que de nombreux Nas dit « personnel » intègre bon nombre de fonctions supplémentaires, comme c’est le cas ici. Il y a par exemple le serveur d’impression ou le service de téléchargement BTorrent. On regrettera seulement l’absence d’un réel serveur Web avec base de données et PHP. Un très bon point est le support Telnet et SSH (via un module supplémentaire mais librement téléchargeable). Mais le plus intéressant reste sans conteste son prix : 160€ ! A ce prix là il est très intéressant surtout si héberger un site web avec PHP et MySQL sur votre Nas n’est pas votre priorité mais que vous voulez avant tout sauvegarder et rendre accessible vos données numériques…
Ce produit est un coup de coeur 59Hardware !



Le prix
Les performances
L'accès bas niveau au Nas

Gestion des écritures sur les dossiers publics.
Pas de gallerie photos automatique

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