Mardi, 16 Juillet

Dernière mise à jour16/07/2019 05:48:09 AM GMT

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NAS 59H assemblé 100% personnalisé semaine 1

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Introduction

Stocker des volumes de données conséquents en toute sécurité, les partager sur un réseau local et même sur le net sont des fonctionnalités parfaitement supportées par de nombreux NAS prêts à l’emploi disponibles dans le commerce.
59hardware

Ils sont pour l’immense majorité séduisants grâce à une esthétique flatteuse, un volume réduit, un silence de fonctionnement discret et une consommation électrique maîtrisée.

Mais les tarifs proposés peuvent être dissuasifs en plus des possibilités d’évolution somme toute réduites face à des PC conventionnels toujours plus économiques. De plus, il reste toujours possible de reconvertir du matériel obselète pour un PC classique puisque les NAS recquièrent très peu de puissance.

C’est pourquoi 59Hardware se lance le défi de réaliser un NAS assemblé neuf capable d’accueillir jusqu’à quatre disques durs et supportant entre autre le RAID 5 pour un tarif inférieur à cent cinquante euros disques non compris.

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Les NAS prêts à l'emploi

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Les NAS proposés par les fabricants spécialisés dans le domaine du stockage réseau sont des plus séduisants de part de nombreux aspects. Ils permettent de réaliser des volumes de stockage surdimensionnés pour y héberger nos précieuses données mais aussi de les partager via le réseau local mais aussi sur Internet.

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Les marques soucieuses d’apporter toujours plus de fonctionnalités ne manquent pas d’innover et ajoutant des outils dédiés aux contenus multimédia comme des bibliothèques photos, vidéos et audio.
Du côté des services réseaux, on retrouve également régulièrement des applications simples et accessibles à tous pour assurer la compatibilité avec les réseaux Apple et Linux. Les protocoles WebDav (explorateur de fichiers via un navigateur internet), FTP étendent les possibilités d’accès aux fichiers y compris depuis les équipements mobiles.

Il n’est plus rare de pouvoir installer un serveur Web et même des bases de données du type MySQL. Ainsi avec le support du langage PHP, les meilleurs CMS deviennent accessibles en quelques clics de souris. Il n’a jamais été aussi simple d’installer et de publier un site ou un blog grâce aux solutions populaires telles que Joomla, Wordpress ou Dotclear.

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Toujours dans le but de sécuriser un maximum les fichiers placés sur les NAS, des outils de sauvegarde ont naturellement fait leur apparition. Certains sont si complets qu’ils n’ont absolument rien à envier aux solutions payantes.

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Pour les modèles de NAS les plus haut de gamme, les utilisateurs pourront alors disposer de services habituellement réservés aux serveurs professionnels. La compatibilité avec les contrôleurs de domaine devient possible, les serveurs de messagerie et autres mécanismes de cryptage et de certificats d’authentification deviennent à la portée du grand public.

De plus, ils ont même l’audace de se montrer performants grâce au support de la technologie RAID, à leurs processeurs multi cœurs et à leurs capacités en mémoire vive tout en se montrant particulièrement économes en consommation électrique.

Enfin, les NAS bénéficient d’un ultime avantage indéniable, ils embarquent une interface de gestion et de configuration aussi puissante et efficace qu’un véritable système d’exploitation mais bien plus simple et intuitif à utiliser.

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Le NAS 59Hardware assemblé

Pourtant, si les NAS tels que nous les testons régulièrement ont dans l’absolu tout pour conquérir nos foyers, ils ne répondront pas systématiquement aux attentes des utilisateurs.

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A l’instar des PC portables, leur évolutivité reste matériellement limitée. Seule la RAM pour certains modèles et les disques durs pourront être upgradés. Le support de la télévision est rarement présent pour ne pas dire jamais et on regrette qu’encore à ce jour, ces appareils ne bénéficient pas de sortie vidéo.

En outre certains utilisateurs avancés éprouveront éventuellement certaines réticences à opter pour un NAS monté et dit « prêt à l’emploi ». L’esprit PC assemblé que l’on choisit et que l’on monte à la carte n’existe pas chez les NAS. Les plus curieux ne se  satisferont sans doute pas de visualiser leurs outils de monitoring et de supervision pourtant complets et bien conçus.

C’est pourquoi certains membres de l’équipe 59Hardware ne se retrouvent pas à ce jour dans les NAS proposés par les fabricants et préfèrent se rabattre sur un PC classique transformé en serveur personnel.

Alors nous est venue l’idée de combiner le meilleur des deux mondes : la simplicité et l’encombrement minimal des NAS alliée à l’évolutivité et à la richesse quasi infinie des fonctionnalités disponibles sur les PC  tout en restant dans un budget aussi serré que possible  et  donc avantageux. Car il n’est absolument pas nécessaire d’acquérir du matériel de dernière génération. Il est tout à fait possible de ressortir des cartons une vieille machine inutilisée car les besoins en termes de performances pour notre NAS 59Hardware restent des plus modestes.

Ainsi nous allons parcourir en détail les différentes étapes permettant d’aboutir au NAS ultime en commençant par définir clairement nos besoins et nos attentes. Ensuite viendra le choix des composants en mettant l’accent sur l’aspect économique du projet  pour passer à l’assemblage.

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Dans une seconde partie, nous  nous attaquerons à la configuration de notre machine, de son bios, de son système de stockage pour installer un système d’exploitation dédié aux NAS offrant souplesse, richesse des fonctionnalités et le tout gratuitement et en français !

La troisième partie sera consacrée à l’optimisation de notre NAS personnel et à l’installation d’applications étendues telles que la gestion de téléchargements, la vidéo surveillance, les applications web mais aussi les plateformes multimédia et le support de la télévision.

Enfin notre dernière partie nous permettra d’aller encore plus loin dans les fonctionnalités offertes par notre machine. Nous passerons en revue les solutions de sauvegarde disponibles concernant par exemple nos précieux emails  et comment restaurer les données.
Nous terminerons ce passionnant sujet avec les derniers conseils en matière d’entretien, d’évolution et d’upgrade pour que le NAS 59Hardware puisse apporter satisfaction sur d’innombrables années.
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Définition des besoins

Avant de se ruer sur une carte d’extension de contrôleur de stockage RAID à plusieurs centaines d’euros dont l’utilité restera à démontrer, on prendra soin de clairement identifier les besoins afin de ne pas aboutir à une machine limitée ou surdimensionnée.

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Quel type de données va héberger notre NAS ? Quels seront les services réseaux annexes ? Quelles seront les applications installées et comment estimer la capacité ?

En effet s’il s’agit de stocker quelques films au format Divx, des albums MP3 et des photos, nul besoin d’investir dans un nombre démesuré de disques durs ultra haute capacité, quelques Téra octets suffiront. Par contre si l’on souhaite numériser sa collection de Blu-ray non compressés, il faudra dans ce cas prévoir un espace de stockage en conséquent car un seul de ces films dépasse allègrement les trente giga octets.

Le second point à absolument définir est le niveau de sécurité des données placées sur le NAS. Une technologie s’impose naturellement : le fameux RAID dont le rôle principal est d’anticiper les pannes matérielles des disques durs mais aussi de garantir la disponibilité et donc l’accès aux données même si un voire deux  disques rencontreraient une défaillance.

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Il est impératif d’effectuer son choix en connaissance de cause car l’impact sur la capacité de stockage finale sera déterminant. Il convient d’assimiler cette technologie RAID brièvement. Il existe deux types de RAID : matériel et logiciel.

Le premier est géré par un contrôleur de stockage. Cette fonction est très largement supportée par les cartes mères récentes. Au besoin, on peut opter pour une carte d’extension mais les modèles performants connaissent des tarifs décourageants.

Enfin le RAID logiciel ne requiert pas de contrôleur spécifique. Il est donc être utilisé sur n’importe quelle machine mais il faut savoir que les performances sont moins élevées. Toutefois le RAID logiciel bénéficie d’un avantage, il peut être conservé en cas de panne matérielle de la carte mère.

Dans les deux cas où l’on utilise un RAID matériel ou logiciel, si un disque dur tombait en panne, un message d’alerte apparaîtra et il suffira de remplacer le disque présentant un problème. Il est important de noter que dans ce cas les données restent accessibles mais nous sommes alors en mode dit « dégradé » ce qui entraine une baisse significative des débits de tes temps d’accès.

Une fois que l’on aura arrêté le choix du RAID matériel ou logiciel, il faudra choisir le mode RAID à utiliser. Puisque nous envisageons pour priorité la sécurité des données, nous n’évoquerons que le mode 1 et 5.

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Le mode 1 utilise obligatoirement deux disques durs. Le premier est répliqué automatiquement sur le second en totale transparence. Le volume copié n’apparaît même pas dans les gestionnaires de fichiers des systèmes d’exploitation.
En utilisant deux disques de un Téra octet chacun, nous disposons donc au final d’un seul Téra octet d’espace de stockage disponible.

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Le RAID 5 nécessite un minimum de trois disques durs et permet donc des espaces de stockage plus conséquents. Comme pour le RAID 1, la tolérance de panne accepte qu’une unité de stockage puisse être défaillante. Aucune donnée dans ce cas ne  sera perdue. L’avantage du RAID 5 est de « gaspiller » moins d’espace disque que le RAID 1.

En effet en utilisant trois disques durs d’un Téra octets chacun, nous bénéficions d’un espace de stockage final de deux Téra octet. On ne perd donc qu’un tiers de l’espace maximal au lieu de la moitié du RAID 1.
Si l’on utilise quatre disques durs en mode RAID 5, c’est toujours un seul disque de « perdu ». On obtient donc trois Téra octet d’espace de stockage disponible alors que quatre disques d’un Téra octet sont physiquement présents.

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Sélection matérielle

Bien que notre NAS 59Hardware repose sur la base d’un PC des plus classiques, il conviendra de respecter un minimum de pré-requis.
Le boîtier devra alors être capable d’accueillir les unités de stockage dans de bonnes conditions. Pas question ici d’empiler les disques durs sans prendre soin de les fixer.

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Puisque nous envisageons une fiabilité renforcée, ils devront notamment être correctement ventilés.
Si l’on souhaite utiliser un RAID matériel que certains qualifieront de semi matériel s’il s’agit d’un contrôleur de stockage intégré sur une carte mère, il faudra s’assurer de la prise en charge des modes RAID supportés et du nombre de connecteurs disponibles pour les disques durs.

Conscients que de nombreux utilisateurs n’ont pas besoin d’espace de stockage considérable, nous proposerons un NAS assemblé doté de deux baies à partir d’anciens composants peut-être devenus obsolètes pour PC de travail mais qui pourrait rendre encore de très nombreux services et qui éventuellement « dormiraient » dans un placard.

La sélection 59Hardware


Nous avons également opté pour faire notre fond de grenier et ressortir un matériel répondant au mieux à nos besoins. La liste est non exhaustive et tout composant semblable vous permettra à coup sûr de réaliser votre NAS.

fleche Boîtier: Smartteck EZ-Plug
fleche Carte mère: Intel DH57JG socket 1156
fleche Processeur: Intel Core i3 560 cadencé à 3.33GHz
fleche Ram: module G-skill Ripjaw 2Go 1333MHz
fleche Stockage: 2 disques durs Seagate Barracuda 1To 7200RPM 12Mo de cache
fleche Système: 1 disque dur 2.5'' Western Digital Scorpio blue 250Go

Boîtier / Alimentation

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L’offre des boîtiers est telle que les critères de sélection s’arrêteront principalement sur l’esthétique mais aussi sur le tarif. Il suffira de s’assurer qu’il sera compatible avec le format de la carte mère retenue (ATX, Micro-ATX ou Mini-ITX) et qu’il puisse accueillir dans de bonnes conditions les disques durs. Idéalement un ventilateur sera installé face à la baie des unités de stockage.

Petit plus non négligeable, les baies « hot swap » procurent un aspect pratique indéniable. Ils permettent  d’échanger les disques à chaud sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir la machine puisque les disques durs sont installés sur des tiroirs que l’on insère directement en façade du boîtier. Ils peuvent être présents dans certains châssis spécifiques ou haut de gamme mais si on souhaite en bénéficier mais qu’ils ne sont pas présents, on peut alors acheter un rack s’installant dans des baies externes au format 5.25’’.

L’alimentation n’a pas à répondre à des exigences particulières. Même si les marques renommées proposent d’excellents modèles pour une quarantaine d’euros, une alimentation basique remplira correctement son rôle puisque les besoins en puissance sont des plus faibles.

Carte mère

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Si l’on souhaite opter pour le RAID (semi) matériel, il faudra que la carte mère supporte cette fonctionnalité. Depuis plusieurs années, il s’est démocratisé y compris sur les modèles d’entrée de gamme et rares sont les produits qui n’en bénéficient pas. Si ce n’était pas le cas, on pourra acquérir une carte contrôleur entrée de gamme permettant d’ajouter deux ports SATA supportant le RAID 1 dès vingt-cinq euros.

Bien sûr dans cette catégorie il ne faut pas s’attendre à des foudres de guerre en termes de performances mais comme nous privilégions la fiabilité, elles conviendraient parfaitement.

Outre le support du RAID, il faudra surtout disposer du nombre de ports SATA adéquat en fonction des disques qui vont être utilisés.
A ce jour, ASRock propose une carte mère au socket AM3 (pour processeurs AMD donc) supportant quatre connecteurs SATA et le RAID 5 pour la somme de quarante euros.

Une aubaine pour assembler un NAS personnel même si malheureusement le contrôleur réseau intégré se limite au 100Mbps. Il est donc tout à fait possible de monter son propre NAS pour un coût des plus modéré même s’il sera préférable d’ajouter une carte réseau gigabyte en PCI-Express de préférence.

Processeur

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En fonction de la carte mère retenue, on choisira un processeur AMD ou Intel. La encore, inutile de prendre le modèle le plus puissant. Si les mono-core seront trop justes surtout si on envisage le support de la télévision et des vidéos, les modèles dual core rempliront parfaitement leur office. AMD étant plus économique qu’Intel, on le privilégiera donc.

Mémoire

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Comme pour le processeur, il sera inutile de viser les fréquences élevées et des timings serrés. Un modèle premier prix fera parfaitement l’affaire d’autant plus que les marques renommées n’ont pas négligé  ce secteur du marché. En dessous d’un giga octets, il sera difficile d’obtenir un NAS performant. Pour une dizaine d’euros, on aura l’embarra du choix parmi les nombreux modules de deux giga octets. Inutile également de vouloir faire à tout prix du dual channel grâce à deux barrettes. Le gain de performances sera dans ce cas totalement imperceptible.

Disques durs

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Bien qu’en ces temps les prix ont explosé en raison des événements en Asie, il reste possible de trouver des modèles attractifs. Le disque d’un Téra octet démarre dès soixante dix euros. Le modèle de deux Téra octets sera disponible à cent dix euros et offre donc un tarif au giga plus intéressant. Au-delà, le rapport capacité prix n’est plus vraiment intéressant car le disque de trois Téra passe à cent quatre-vingt euros. Pour rappel il y a quelques mois, le HDD de deux Téra dépassait à peine les soixante euros.

Une fois de plus, opter pour des modèles rapides fonctionnant à 7200 Tr/min ne sera pas vraiment utile puisqu’ils feront gagner une dizaine de méga octets par seconde en termes de débit mais généreront surtout plus de vibrations et donc plus de nuisance sonore.

Tarifs

Dans le commerce, un NAS muni de quatre baies oscille dans une fourchette comprise entre 300 et 900 euros.
Au cas où l’on préfère opter pour une machine à la carte,
fleche Carte mère 40€
fleche Processeur + ventirad 35€
fleche Mémoire 10 €
fleche Boitier + alimentation 35 €

TOTAL 120€


On divise ainsi quasiment par trois la facture tout en conservant le support du RAID 5 (semi) matériel. Il est donc possible d’améliorer notre NAS grâce à un CPU plus véloce ou un châssis hot swap sans pour autant crever le budget.
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Assemblage

Les habitués d’assemblage de PC conventionnels n’auront aucun mal à monter leur NAS personnel car la démarche est similaire. Si notre article suscite l’envie de votre premier montage, n’ayez aucun à priori  car c’est à la portée de chacun. Il suffit de planifier un minimum les différentes étapes pour qu’en moins d’une demi-heure, le NAS puisse être mis sous tension.

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Plutôt que de s’empresser à enfourner la carte mère dans le châssis, préférez dégager un maximum votre bureau ou espace de travail pour sécuriser un maximum votre matériel. Les emballages et autres boîtes empilées sur lesquelles pourraient reposer les différentes pièces ne survivraient probablement pas en cas de chute.

Commençons par le boitier en identifiant les emplacements puis les connecteurs. Anticiper le passage des câbles avant toute installation évitera peut-être un démontage faute de se rendre compte trop tard par exemple que l’alimentation ne passera pas après la carte mère installée.

C’est donc l’occasion idéale d’installer l’alimentation si elle n’est pas fournie d’origine. Dans la majorité des cas, elle ne peut être installée que dans un sens et l’emplacement des vis ne laissera aucune ambigüité.


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Ensuite on étudiera la carte mère toujours dans le but d’identifier les différents connecteurs. On prendra soin de repérer ceux d’alimentation, des disques durs puis les ports déportés de façade audio et USB. On placera alors le processeur sur son socket avec un soin tout particulier car ce composant est particulièrement fragile.

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Chez Intel comme chez AMD, ils sont pourvus de détrompeurs empêchant toute mauvaise installation. En aucun cas il faudra forcer sur l’insertion et la fermeture du socket sous peine de détruire l’ensemble. On peut alors placer le ou les modules mémoire avant le système de refroidissement surtout si ce dernier est imposant et qu’il recouvre les emplacements de la RAM.

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En utilisant le ventirad fourni par les fondeurs réciproques, on clipsera les systèmes de fixations pour solidariser l’ensemble. De préférence on utilisera une pâte thermique de qualité pour améliorer la dissipation de chaleur et donc éviter que le ventilateur du processeur fonctionne à un régime plus rapide inutilement.
Pour rappel une pâte thermique telle que la Artic MX-4 peut faire gagner facilement huit degrés !

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Nous estimons préférable d’effectuer un maximum de manipulations à l’intérieur du châssis sans la carte mère puisque cette dernière occupera un volume conséquent. On évite ainsi que d’éventuelles mains peu adroites accrochent des composants fragiles. Inutile également d’augmenter les risques de se couper avec les ailettes d’un ventirad dont la finition est imparfaite.

C’est pourquoi nous placeront les disques durs s’ils ne seront pas installés dans des baies « hot swap ». Deux câbles par disque seront nécessaires à leur fonctionnement : celui d’alimentation et celui dédié au transfert de données. On veillera à élaborer une organisation des câbles aussi parfaite que possible. Quelques règles simples sont à observer :

fleche Ne jamais forcer les connecteurs.
fleche Ne jamais plier les câbles.
fleche Numéroter les câbles et disques durs à l’aide d’autocollants.

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L’utilisation de serre-câble est des plus bénéfiques puisqu’ils permettent un alignement parfait. Trop souvent on découvre des pannes dues à des fils « baladeurs » trop proches des pales de ventilateurs.

Il reste à visser les supports de carte mère puis d’insérer cette dernière dans le châssis. Si la longueur des câbles d’interrupteur « Power », « Reset » et autres LED ou connecteurs de façade le permet, on pourra les brancher avant car une fois fixée, l’accès aux connecteurs est souvent bien moins évidente.

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On terminera par brancher les câbles d’alimentation de la carte mère, ceux des disques durs puis ceux des ventilateurs.
Au cas où il serait nécessaire de démonter la machine, avoir numéroté les disques durs comme les câbles permettra le remontage identique à l’original.

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Bien que l’ordre de connexion des  disques durs ne soit pas indispensable, on préférera opter pour une identification claire et efficace. Ce conseil étant particulièrement valable pour localiser un disque dur défectueux.

En pratique, si un support de stockage tombe en panne, l’application du contrôleur RAID indiquera le disque posant problème. Il sera probablement identifié par un numéro. Et s’ils sont montés dans le boîtier pelle mêle, il ne sera pas évident de le distinguer des disques en bonne santé surtout s’ils ne sont pas placés dans des baies hot swap disposant de LED d’information.

On peut dès à présent connecter le câble d’alimentation afin de démarrer notre NAS 59Hardware. Si les LED s’allument et que les ventilateurs démarrent, on pourra passer à la configuration du bios, du RAID  et à l’installation du système d’exploitation que nous verrons dans notre prochain épisode.
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