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Test : Shuttle SD37P2 3700G

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 Test réalisé par : Julien BEGUEC le 28 novembre 2006
Remerciements : Shuttle
Matériel testé : Shuttle SD37P2 3700G

 

Aujourd'hui, plutôt que d'enfoncer des portes ouvertes en vous proposant un énieme test des composants les plus puissants du marché, nous vous proposons de passer une semaine avec nous à la découverte d'une machine de rêve : le  Shuttle XPC SD37P2 3700G .
 
 

Un  Shuttle, par définition c'est petit, très petit. Pourtant avec le SD37P2 3700G nous avons le droit à du lourd, du très lourd ... jugez en par vous même : le dernier né des chipset Intel (i975 + ICH7R) et le processeur le plus puissant de la gamme (X6800), couplés à une carte graphique parmi les plus performantes (Nvidia 7950 GX2), le tout épaulé par 4Go de DDR2 667. A quelques semaines près il s'agissait de la machine la plus puissante disponible sur le marché, mais aussi d’une des plus chère : à quasi 1000 euros le kilos il ne lui manque que la couleur jaune du safran ...

 

 

Mettons nous dans la peau d'un "power user" sans le sous qui, grâce à une héritage lointain et inattendu, se fait plaisir en s'offrant ce  Shuttle. L'histoire promet d'être belle et larmoyante, pleine de rebondissements, avec la beauté d'une mariée en noir, les performances d’une nuit de noce, et la douce musique des ventilateurs...

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 Test réalisé par : Julien BEGUEC le 28 novembre 2006
Remerciements : Shuttle
Matériel testé : Shuttle SD37P2 3700G

 

Première journée : réception, découverte et autopsie.


Cette journée s'annonce sous les meilleurs hospices, elle débute vers 7h50 après plusieurs coups de sonnette rageurs indispensables à un réveil en douceur. C'est armé de courage et d'une cafetière pleine que nous ouvrons la boite tant attendue, en prenant le temps de savourer cet instant : nous parcourons la fiche technique avant d'attaquer le bundle.


 

Le bundle

Nous nous voyions déjà avec notre bob  Shuttle, écumant les "Lan parties" et attisant les convoitises. (Mal)Heureusement il n'en sera rien, pas l’ombre d’un sticker ou d’un quelconque accessoire ostentatoire dans ce bundle. Non, simplement un manuel en Français, 3 CD d'utilitaires et de drivers, 4 câbles, quelques vis et deux petits pieds en aluminium … on a connu moins chiche.  Passons sur ces détails, là n'est pas l'important : il s'agit à présent de faire plus ample connaissance avec la bête.

Le design

Sobre et élégant, voilà les deux premier mots qui nous viennent à l'esprit lors du déballage. Sa face avant arbore une robe d'aluminium noire, entourée par un cadre de plastique dont le revêtement brillant fait penser à celui des Sonata. Un insert vertical chromé de couleur argentée relève un peu la sobriété de cette face avant très réussie.

 

      

 

On y trouve trois « ‘tits machins qui dépassent » fait de la même matière chromée, et tout aussi bien finis que l’insert (deux boutons et une led). Si ce n’étaient les deux stickers « NVIDIA » et « Intel », défigurant le  Shuttle autant que deux furoncles bien mûrs sur le front d’Eva Longoria, nous en serions tombés amoureux (…du  Shuttle).

 

          

 

Le corps du boîtier est à l’inverse on ne peut plus banal, point d’excentricité comme avec certains Qbic ou même un Pype, il est rectangulaire, noir et mat. La symétrie des parois latérales avec les vastes grilles de ventilation et les empreintes «  Shuttle » ajoutent à la sobriété classieuse de l’ensemble.

 

       

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 Test réalisé par : Julien BEGUEC le 28 novembre 2006
Remerciements : Shuttle
Matériel testé : Shuttle SD37P2 3700G

Première journée : réception, découverte et autopsie. -fin-

L’accessibilité

Le principe d’un  Shuttle est d’être placé à peu de distance de l’utilisateur, bien souvent juste à coté de lui, sur le bureau. De ce fait, l’accessibilité aux différents ports de connexion, qu’ils soient situés en face avant ou arrière, est particulièrement aisée. En face avant, on les trouve bien cachés derrière un clapet, à la partie inférieure de la façade. Au menu : un port micro, un port casque, deux ports usb, un port mini-firewire, et un bouton reset (qui, non content d’être dissimulé, nécessite l’intervention d’un pointe de stylo pour être actionné … on est jamais trop prudent).

 

        

 

De la même manière, un second clapet dissimule le lecteur de carte 22 en 1 (absent dans notre version, suite à un oubli de Shuttle), il est placé juste sous l’emplacement du lecteur de CD. Les « ‘tits machins qui dépassent » dont nous avons parlé sont en fait, de haut en bas : le bouton d’éjection du lecteur de CD, la Led d’activité du disque dur et le bouton Power.

 



En face arrière nous trouvons 6 ports USB, un port LAN, un port SATA, un port Firewire standard, deux sorties SPDIF (coaxiale et optique), 4 sorties audio, et bonheur entre tous : un bouton « clear CMOS ». A notre grand damn la perforation pour l’antenne Wifi n’est pas équipée et les ports PS2 sont absents.

 

     

 

Autant sur les cartes mères de taille standard on trouve parfois l’excès inverse avec des ports ou des fonctionnalités obsolètes, autant dans le cas du SD37P2 3700G ça ressemble à des économies de grippe-sou. D’autant qu’avec un clavier, une souris et un adaptateur Wifi USB il ne reste plus que 3 ports de libres à l’arrière… Autant se faire livrer une Porche avec une roue de secours installée à la place du passager.

 

 

L’intérieur

L’autopsie commence par l’ablation précautionneuse de 4 vis à main, quelques instants plus tard nous voici penchés dans les entrailles du  Shuttle, jouant du tournevis pour accéder à son double cœur.

 

     

 

Ce démontage est un jeu d’enfant, nous rappelant nos premier legos, le châssis est rigide, correctement ajusté, bien pensé dans son ensemble. Les composants sont parfaitement montés, on n’en demandait pas moins de la part de  Shuttle. Seul bémol : il n’existe aucun système de fixation sans vis, que ce soit les cartes PCI-E, les disques durs ou les lecteurs, tout est monté avec des vis. Un mauvais point en théorie, un bon point en pratique pour la rigidité du châssis.

 

   

 

De plus, n’ayant pas à monter nous même la configuration, l’impact est limité aux éventuels changement de composants. Modifications qui, nous l’espérons, n’interviendrons pas avant un bon moment, vu que nous avons entre les mains « Le mini-PC le plus rapide du monde », dixit Shuttle . Le seul composant difficilement accessible est le processeur : pour y accéder il est impératif de démonter les huit vis des berceaux des disques durs et le berceau des lecteurs optiques.


   


Les bonnes nouvelles arrivent lorsque l’on s’attarde sur le système de ventilation qui semble bien pensé. Il s’agit d’un axe de développement privilégié pour ces Shuttle réputés capables de transformer n’importe quel processeur ULV en Prescott. En l’occurrence le système de ventilation du SD37P2 3700G va devoir évacuer la chaleur dégagée par le X6800 (TDP de 75W) et par les deux cartes graphiques (TDP de 70 à 80 W pour chacune des 7950), le tout dans un espace très réduit.

 

 

 

Malgré l’abandon de l’airduct du processeur, le reste du système est bien pensé, les autres ventilateurs sont nombreux et bien placés. Ainsi l’air chaud du ventirad du processeur sera expulsé par un ventilateur à travers la paroi latérale gauche (mais sans airduct). Ce ventirad est d'ailleurs spécifiquement dessiné pour celà : 4 caloducs partent de la base en cuivre pour terminer dans un radiateur vertical, placé parrallèlement à la face gauche, en face du ventilateur en extraction dont nous venons de parler.

 

   

 

Deux petits ventilateurs se chargerons de dissiper la chaleur des disques dur grâce à un flux d’air bien pensé : les prises d’air sont située au niveau des faces latérale de chaque coté des disques, et les ventilateurs expulsent l’air par la face arrière. Le reste de la chaleur sera évacuée par l’alimentation qui est dotée d’un ventilateur de 80 mm. Les flux d’air semblent avoir été particulièrement étudiés et théoriquement bien travaillés, reste à voir ce que cela donnera en pratique.

 

 



Il est vrai que sur le principe, nos oreilles ne vont pas apprécier ce nombre élevé de ventilateurs (il est même possible d’en brancher deux autres supplémentaires : un PWM et un standard 3 points). Mais à y regarder de plus près, la plus petite taille est 60 mm (les deux ventilateurs des disques dur) et la plus grande 92 mm (pour le processeur). Aucune trace d’un petit ventilateur hurlant à la mort : le chipset est refroidi passivement et les 7950 GX2 sont réputées pour rester discrètes.

 

Bilan de la journée

Cette première journée touche à sa fin, il est temps de tout remettre en place, de refermer le boîtier et de lançer  quelques installations histoire de préparer la journée de demain. Pour le moment ce Shuttle nous fait l’effet d’une Bimbo sortie tout droit de « Nip Tuck » : c’est beau, c’est sculptural, mais vu le prix qu’on y a mis, c’est la moindre des choses…

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 Test réalisé par : Julien BEGUEC le 28 novembre 2006
Remerciements : Shuttle
Matériel testé : Shuttle SD37P2 3700G

 

Seconde journée : flatter son ego avec des benchs.

Rappelez vous, sans cette lointaine et généreuse parente, nous en serions toujours à tenter d’optimiser notre bonne vieille configuration, comme nous le faisons depuis bien des années.

D’ailleurs, chaque changement de configuration est l’occasion pour nous de ressortir la panoplie des benchs, histoire d’aller écumer les forums et de se rassurer en se disant que l’on à bien fait de changer de config : « Cool, maintenant je fait le même score au 2006 que je faisais au 2005 ». Bref nous ressortons notre CD d’utilitaires et notre cahier de résultats (ben oui à faire le malin avec le FSB, à force on comprends que ça sert à rien d’enregistrer les résultats dans un .doc ou d’accumuler les post-it). Voici nos anciennes configurations dont les résultats sont disponibles :

Config 2004-2005 :
Athlon 64 3800+
ATI X800XT
512 Mo DDR PC3200
Maxtor Diamond Max 9.0 60 Go
Gigabyte GA-K8NF-9 (nForce 4 4x)

Config 2005-2006 :
Athlon 64 X2 4600+
ATI X1900XT
1 Go DDR PC3200 cas 2.0
Raptor 36 Go première génération
Gigabyte GA-K8NF-9 (nForce 4 4x)

Etant donné que le SD37P2 3700G est livré avec Windows XP pro SP2 pré installé nous pouvons nous y atteler tout de suite.


Benchs processeur

Bien entendu notre première série de bench porte sur les performances du X6800, le processeur le plus puissant de la gamme Intel. Histoire d’aller jouer sur les forums on débute par un « Super Pi » et un « CPUmark99 ». Pour suivre l’évolution de nos configurations, mais cette fois ci de manière plus pragmatique, on poursuit par un « Cinebench » et un « Winrar ».

 


La version utilisée est la suivante : Super Pi

Notre A64 X2 4600+ n’étant qu’un 3800+ doté d’un second core, et Super Pi ne gérant pas le multithreading, les résultats sont identiques entre nos deux anciennes configurations. Autant ce premier passage au dual-core fut frustrant (à juste titre), autant l’arrivée du X6800 est carrément jubilatoire avec un score quasi inespéré. Dans le classement du forum d’overclocking-masters notre X6800 tient plutôt bien sa place, même sans overclocking. Le constat est le même pour le test Super Pi 4M, si ce n’est que notre X6800 ne récolte qu’une place d’honneur dans le classement du forum d’hardware.fr .

 


La version utilisée est la suivante : CPUMark99

Là encore nous allons pouvoir parcourir les forum là tête haute, arrogant tel un ministre de l’intérieur. Dans ce topic du forum d’HFR, notre processeur peut prétendre à une place d’honneur en bas de tableau (scrollez un peu pour y accéder) et ce sans overclocking…

 


La version utilisée est la suivante : Cinebench 9.5

Il est temps de reposer les pieds sur terre et d’apprécier le gain de puissance dans une application réelle : une augmentation de 35% des performances d’encodage avec Cinebench 9.5, par rapport à notre A64 X2 4600+. Les quelques tests des core 2 duo parus chez nos confrères nous permettent de comparer le score de notre processeurs au reste du troupeau … et ça fait du bien !

La version utilisée est la suivante : WinRAR 3.61

Cette fois ci l’application est d’utilisation courante, et les gains toujours aussi impressionnants par rapport à nos configuration précédentes : en moyenne  deux fois moins de temps d’encodage qu’avec notre A64 3800+, et 50 % de temps gagné par rapport à notre A64 X2 4600+.


Bench system et disque dur

Nourrissant toujours de grandes ambitions pour notre nouvelle configuration, nous lançons nos tests généraux d’évaluation des performances du système. Après le bond de performance observé pour le processeur, qui traduit un bond technologique (qui à dit « un double salto arrière sur fond de musique commerciale ? ), nous gardons les mêmes espérances pour la plateforme entière.
 

 

 
Petite déception, le gain sous PCMark n’est pas aussi important que ce que l’on était en droit d’imaginer, surtout après l’amélioration importante du score lors du passage au dual core. Néanmoins la comparaison de notre score sur le site de Futuremark nous rassure, l’indicateur est situé tout à droite de l’échelle de performance, juste à coté des machines championnes du monde de l’overclocking. Notre ego est sauf. De son coté le test Multimedia Content Creation Winstone continue doucement de flatter notre orgueil…
 

 

 

Des débits de tout premier ordre, mais un temps de réponse à la ramasse : peut mieux faire. Après quelques recherches, nous sommes rassuré, ces résultats sont dans la norme… C’est dommage d’autant que pour ce prix, on est en droit d’attendre un Raptor pour le système, en plus d’un disque de stockage.


Bench vidéo

Nous y voilà, c’est la main tremblante que nous lançons cette série de bench devenue incontournable : la série des 3DMark. Véritable gourou de la secte des GPU et CPU limited, le score au dernier 3Dmark est ,malgré les nombreux problèmes d'objectivités qui lui sont liés, bien souvent une motivation à un changement de configuration.

 

Le rève d’une vie de power user : obtenir des résultats parmis les meilleurs à 3Dmark. Nous y accédons enfin, et sans forcer…


Bilan de la journée

Après ces quelques heures passées à se rassurer sur les performances notre configuration, à caresser notre orgueil dans le sens du poil, et à se faire complimenter sur les forum il est temps de relativiser. Non pas sur l’intérêt d’une telle journée (inutile), ou sur celui de commenter des benchs (pas mieux), mais plutôt sur le coût de cette course au meilleur score… La nuit porte conseil …

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 Test réalisé par : Julien BEGUEC le 28 novembre 2006
Remerciements : Shuttle
Matériel testé : Shuttle SD37P2 3700G

 

Troisième journée : il est temps de jouer.

 

S’il doit exister un domaine d’excellence pour ce  Shuttle, ce doit être celui des jeux vidéo. Notre précédent changement de configuration nous avait permis de monter d’une taille d’écran, tout en améliorant la qualité générale des jeux. Notre espoir : pouvoir conserver la résolution native de notre 21 pouce au format large… en « mettant tout à fond ». Pour tenter d’apprécier ce gain, nous comparons les résolutions maximales jouables de nos jeux préférés, en fonction de nos configurations.

Plutôt que d’effectuer des benchs, nous préférons jouer pendant plusieurs dizaines de minutes à un jeu donné, toujours de la même façon en enregistrant les FPS grâce au logiciel FRAPS. Si les résultats produits ne sont pas aussi précis que ceux d’un test parfaitement reproductible, les variations sont assez limitées. Il est donc possible de comparer ces résultats et d’apprécier la fluidité générale du jeu. Nous espérons ainsi mettre en évidence les gains subjectifs ; à savoir l’immersion et plaisir de jouer directement fonction de la taille de l’écran, de la résolution et du degré de détail ; liés aux différents changements de configuration.

 

Endossons quelques instants notre habit de Maître Capello pour les précisions techniques indispensables :
La version des ForceWare est la 91.45
La version des Catalyst est la 6.8
Les cartes ne sont pas overclockées
Le système d’exploitation : Windows XP Pro SP2 (image disque restaurée à chaque test)
Le logiciel Fraps est dans sa version 2.8.1
Les deux écrans: un 19w (1440*900) et un 20w (1680*1050)
Les configurations sont décrites en page 3
Le testeur est en chemise hawaïenne

Half Life 2 Lost Coast

 

 

 
         Captures d'écran : config 05, config 06, shuttle
 
Half Life 2 Lost Coast était déjà largement fluide avant le passage à cette configuration. En pratique le  Shuttle nous permet de passer la barre des 100 FPS. A 37.5 euros l’image par seconde nous voilà comblés …
 

Serious Sam 2

 
 
        Captures d'écran : config 05, config 06, shuttle
 
Nous n’avons malheureusement pas réussi à activer l’HDR et l’AA 4X en même temps dans ce jeu. Le gain de FPS offert par le  Shuttle permet ici d’être à l’abri des baisses d’IPS, la durée de vie de notre clavier et de notre souris s’en trouve par conséquent grandement allongée.
 
 
Oblivion 
 

        Captures d'écran : config 05, config 06, shuttle

Ne pas avoir à choisir, nous voici enfin dans ce cas. Habitués à jongler avec les nombreux, très nombreux paramètres du fichier ini d’Oblivion pour obtenir une fluidité maximale, le  Shuttle nous dispense de ces réglages fastidieux. Il nous offre la possibilité d’activer l’antialising et l’HDR tout en passant la majeure partie des paramètres sur le maximum possible sans modification du fichier ini. Un pur bonheur que de recommencer le jeu et de (re)découvrir les berges du lac Rumare, faisant le tour de la cité impériale coursé par un loup et deux rats gonflés aux stéroides …

Quake 4 

        Captures d'écran : config 05, config 06, shuttle

Une fluidité parfaite, le curseur sur « High Quality », l’HDR et l’antialiasing activés, que demander de plus (qui a dit une Chimay bleu ?). D’autant que nos configurations précédentes étaient particulièrement à la peine malgré des concessions pas toujours évidentes. La encore le  Shuttle nous redonne envie de nous plonger dans le jeu, rien que pour le plaisir des yeux. « Bah ouais hein !», comme dirais ma collègue de Calais (à prononcer comme D. Boon donc), ça reste Quake 4 donc si c’était pour le plaisir de jouer … « Bah on y jouerais pas hein!».
 
 
Doom 3 

        Captures d'écran : config 05, config 06, shuttle 

C’est avec un petit sourire aux lèvres que nous voyons la « révolution » de Mr Carmack se mettre à genoux devant notre configuration de combat. Il nous aura fallu deux ans pour arriver à afficher une fluidité acceptable en toute condition, avec toutes les options bloquées au maximum et dans une résolution « immergente » … D’un autre coté, 3750 euros et une attente deux ans pour afficher un écran à moitié noir et jouer avec une lampe torche ça semble un peu exagéré…

Far cry 


        Captures d'écran : config 05, config 06, shuttle 

Constat mitigé pour un des jeux les plus beaux et les plus prenant auxquels nous ayons pu jouer. Notre configuration à base de 1900 XT nous permettait de jouer confortablement en très haute qualité avec l’HDR activé, le  Shuttle ne nous apporte que quelques IPS de plus. A l’inverse il ne nous permet pas d’activer l’antialiasing en même temps que l’HDR, chose que la 1900XT autorise, mais avec une fluidité limite. Néanmoins, pour réellement redécouvrir ce jeu, il est indispensable d’activer l’HDR et le « post processing », l’antialiasing n’étant pas indispensable dans ces résolutions. Dans ce cas les performances de la 1900XT tombent à 54 IPS (HDR + post process) et celles de la 7950GX2 se maintiennent confortablement à 81 IPS.

Battle For the Middle Earth 


Pas de gain significatif entre notre ancienne configuration et le  Shuttle, du moins pas de gain apparaissant sur les graphiques. En réalité, les ralentissement durant le jeux ont été quasi absents lors de la partie que nous avons disputée avec le  Shuttle. A l’inverse notre ancienne configuration de 2006 « accrochait » parfois. Rien de bien gênant, ni de comparable aux ralentissements apparus lors du passage au 1680x1050 sur notre configuration de 2005 (un joli slide-show digne d’un économiseur d’écran), mais assez pour que cela nuise à l’immersion. Gageons que les 4 Go de mémoire y sont pour quelque chose.
 
 
Need for Speed: Most Wanted


         Captures d'écran jouable : config 05, config 06, shuttle
       Captures d'écran confort : config 05, config 06, shuttle

 

Nous avons gardé le plus compliqué pour la fin, histoire de récompenser ceux qui nous auront suivis jusqu’ici. Cette mouture de la juteuse licence d’EA, très probablement codée et optimisée avec les pieds, demande beaucoup de concessions pour que l’on puisse y trouver un peu de plaisir. Jouable sur le  Shuttle et sur notre configuration de 2006,avec l’HDR, l’antialiasing, et tous les détails bloqués au maximum, le « gameplay » s’apparente à celui d’un Kart doté d’un moteur de tondeuse à gazon. En baissant l’antialiasing et quelques détails, les sensations de vitesse apparaissent rapidement avec le  Shuttle. Il faut faire une croix sur l’antialiasing et sur nettement plus de détail pour arriver au même résultat sur notre configuration de 2006.


Un mot sur les nuissances sonores et sur les températures

Le plaisir de jouer passe par une bonne immersion dans le jeu. Hors il est de notoriété publique que le pourcentage de « headshot » à CS:S est inversement proportionnel aux décibels sortants des sèches cheveux et des conversation téléphoniques entre une belle mère et sa fille. De fait il nous semble important de vous préciser ici que le SD37P2 3700G est assez bruyant en pleine charge. Juste assez pour être dérangeant si l’on joue avec des enceintes branchées, juste assez peu pour être oublié si l’on joue avec un casque. Les ventilateurs s’époumonent de façon variable durant les jeux, voici la moyenne des températures et des rotations des ventilateurs, lors de notre protocole de burn (ATItool alternant avec 2 CPUburn pendant 2 heures) :


Ca chauffe très dur. La raison est simple : nous nous sommes refusés à faire des concessions sur les nuisances sonores. Nous avons laissé les ventilateurs du processeur en mode SMART et les 2 60mm en ultra-low. Du coup tout le monde en prend un coup, le processeur n’est pas loin de sa température de throttling, le disque dur s’approche grandement des températures d’utilisation déconseillées. Les cartes graphiques gardent une certaine marge avec leur température limite, la température du chipset est assez élevée, mais pas vraiment préoccupante. Autant de puissance dans si peu de place ça se paye, espérons qu’en terme de fiabilité les composants tiennent la route, au qu’à défaut le SAV de Shuttle soit performant.
 

Bilan de la journée.

Non vous n’aurez pas le droit au « Wouhouuuuu », aux petits cris de joie et à la « Chicken dance » qui vont avec, n’insistez pas. Si nous avons été impressionnés par la puissance de l’ensemble, nous restons un peu sur notre faim. Evidemment les performances sont de tout premier ordre, et sauf exception, tous nos jeux habituels sont jouables en 1680x1050 avec le maximum de détails. C’est ce que nous attendions d’une telle configuration. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des monde si ce  Shuttle était doté de la carte graphique la plus puissante du marché. Ce n’est malheureusement pas le cas et c’est bien là le drame de ce  Shuttle. Comme pour de nombreux produits à la pointe des performances, le délai entre leur conception et leur disponibilité réelle est trop long, ils sont (trop) souvent dépassé lors de leur sortie d’usine. La mise sur le marché des Geforce 8 sonne le glas de la suprématie de la 7950 GX2 dans la gamme Nvidia. Une Geforce 8800 GTS est à peine plus chère, plus performante et assurera une compatibilité avec DirectX 10, en plus de supporter l’activation de l’antialiasing et de l’HDR en FP16 (du MSAA : multisample antialiasing, pour être exact). Seul écueil à ce raisonnement : la disponibilité limitée des 8800 GTS…

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Remerciements : Shuttle
Matériel testé : Shuttle SD37P2 3700G

 

Quatrième jour : et dans le bureau ou le salon …?

L’autre jour, alors qu’il était coincé dans un champ avec son Cayenne, un de mes amis parisien venus pour le WE m’a expliqué la situation : « Vois-tu, j’étais persuadé que comme le dit le proverbe : Qui peut le plus, peut le moins » … En effet il avait monté les pneus neiges (en novembre dans le nord, on ne sait jamais) et tenté d’arriver par derrière, à travers champs. Cette petite péripétie nous a alors donné l’idée d’essayer d’utiliser le Shuttle comme plateforme multimédia, ou simplement pour travailler.


L’utilisation bureautique

Le Shuttle est posé sur le bureau et nous l’utilisons pour nos taches bureautiques habituelles. Le système est parfaitement souple, le dual core et les 4Go de mémoire y sont pour beaucoup. La puissance du processeur est très (très) largement suffisante à notre utilisation.

Nos tympans ne souffrent pas du bruit dégagé par le mini-PC : il est très discret dans toutes les conditions d’utilisation bureautique. Voici le relevé des températures et de la vitesse de rotation des ventilateurs dans ces différentes situations :

 
Des températures tout à fait acceptables pour un mini-PC, les ventilateurs tournent assez lentement, ils sont particulièrement discrets.
 
Maître Capello nous rappelle à l’ordre et nous offre un Doliprane : les températures sont les moyennes enregistrées par Speedfan et Rivatuner. Le test a consisté à lancer une session de 5 répétitions des tests  MCCW :
Adobe® Photoshop® 7.0.1
Adobe Premiere® 6.50
Macromedia® Director MX 9.0
Macromedia® Dreamweaver MX 6.1
Microsoft® Windows Media™ Encoder 9 Version 9.00.00.2980
NewTek LightWave 3D® 7.5b, Steinberg™ WaveLab™ 4.0f)
 
Ces cinq séries de tests automatiques ont été suivies d’une utilisation personnelle : une heure de rédaction sous Word et de recherche sur Internet, pendant que Winamp tournait en tache de fond.
 
Sur un plan plus général, les possibilités de connexion externes (usb, audio, vidéo) sont largement compatibles avec ce type d’utilisation, un seul bémol pour le nombre de ports usb (après instalation d’un clavier, d’une souris).

Tout va bien.
 
 
L’utilisation multimédia et média-center

Les choses se corsent, les possibilités sont quasi infinies dans ce type d’utilisation. Le SD37P2 3700G est beau comme un ampli Pioneer, ce serait dommage ne pas tenter de l’installer dans le salon.

Les systèmes d’exploitations.

Avec Windows XP pro, pas de problèmes particuliers, tout le matériel est reconnu et fonctionne proprement. De fait, les sur-couches logicielles telles MediaPortal, MyHTPC ou Médio peuvent y être installées sans aucun soucis.

Pas de problèmes non plus avec GEEBOX qui n’est autre qu’une distribution linux préparée pour une utilisation type média center. Le matériel est correctement reconnu, l’image est affichée à la résolution native de l’écran, toutes les fonctions basiques sont disponibles, notre disque dur externe est reconnu : pas de complications matérielles pour une utilisation basique.

La situation se complique quelque peu avec Windows Media Center Edition 2005 en raison des nombreuses restrictions matérielles qu’il impose. Le Shuttle remplit les conditions minimales requises pour son installation, mais n’ayant pas de copie de Windows MCE 2005 sous la main, nous n’avons pu vérifier la compatibilité exacte de l’ensemble des composants.

Les utilisations.

L’utilisation audio : le Shuttle ne s’en sort pas trop mal grâce à sa compatibilité 7.1 et à la connectique qui va avec : le minimum en façade, ce qu’il faut en face arrière (une entrée et une sortie SPDIF, une sortie coaxiale et les jack correspondant aux sorties 7.1). Seul problème : le circuit embarqué reste un vulgaire Realtek, suffisant pour les jeux et les moins exigeants, il écorchera sans doutes les tympans des plus mélomanes.

L’utilisation cinéma et la lecture vidéo : même si elle nous empoisonnera la vie d’ici quelques années (en 2010 si le planning est tenu), la compatibilité du Shuttle avec la norme DHCP est clairement la bienvenue. l'utilisation vidéo d’un tel ordinateur ne s’envisage qu’avec un écran de bonne taille (24 ou 30 pouces), ou pourquoi pas avec une TV HD ou un plasma (sous réserve d’une entrée DVI compatible ou d’un adaptateur DVI->HDMI) ? Auquel cas le Shuttle pourra siéger fièrement à coté de votre ampli 7.1 pendant encore quelques années. D’autant que la lecture des vidéos HD est possible, avec une occupation du processeur en moyenne à 32%. Avec autant de puissance n’importe quel flux vidéo sera lu … en silence.

A l’inverse, La 7950GX2 est dépourvu de sortie vidéo, le Shuttle ne sera donc pas le joyeux compagnon de votre bonne vielle Trinitron de 72 cm. Pas plus qu’il ne pourra remplacer simplement votre TV en lui ajoutant un Tuner TV. Et pour cause il ne lui reste pas d’emplacement PCI de libre et les ports USB sont en nombre assez limités. Cela vous empêchera d’ailleurs d’utiliser les fonctions TV intégrées aux différents logiciels média center, vu qu’aucune carte TV USB n’est pleinement compatible avec eux. Bref il faut être fortuné pour envisager ce mode d’utilisation… Mais ça en fait, on le savait.


L’utilisation photo et vidéo numérique : le lecteur de carte « 22 en un », bien que loin du record du monde en la matière (53 en 1), lit assez de formats pour assurer une bonne compatibilité avec les APN du marché. Le port mini firewire en façade et celui de taille normale en face arrière sont les bienvenus pour les caméras vidéo, malheureusement ils sont de 1ere génération, ils ne supportent donc qu’un débit théorique maximal de 400Mb/s (contre 3200 Mb/s pour le Firewire II). Le stockage des photos et des vidéos se fera sans problèmes sur les 400 GB du disque dur, tandis que la puissance du core 2 duo et les 4Go de ram seront les bienvenus pour le montage vidéo.


Bilan de la journée

Dans les limites de ses possibilités, le Shuttle nous a donné entière satisfaction. C’est un vrai bonheur de travailler en dual screen avec deux écrans de 20 pouces wide, ou simplement de regarder une vidéo en full HD sur notre écran LCD Acer de 94 cm connecté en DVI-D (on arrête de baver au fond, et on change de seau…). Les nuisances sonores restent au second plan et les températures sont maîtrisées, le SD37P2 3700G peut donc avantageusement prendre place dans votre salon ou remplacer votre PC familial.

Malgré tout, comme le beaujolais de cette année, il pique le fond de la gorge avec cette petite larme qui coule sur le coté de la joue. En effet, à ce prix on est en droit d’attendre une plus grande flexibilité, notamment dans le cadre d’une utilisation de type « média-center ». Nous allons donc nous excuser de ne pas pouvoir tenir notre promesse et enfonçons dès à présent une porte ouverte : le SD37P2 3700G est quasi exclusivement destiné aux joueurs invétérés !


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 Test réalisé par : Julien BEGUEC le 28 novembre 2006
Remerciements : Shuttle
Matériel testé : Shuttle SD37P2 3700G

 

Cinquième journée : allez on bidouille !

Une machine de rêve c’est aussi l’occasion de pousser les composants, de manière à atteindre l’extrême limite des performances jamais atteintes. Pouvoir se dire que nous faisons parti du groupe très sélect de ces power-user qui ont repoussé ces limites est vraiment plaisant. D’un autre coté, il va nous falloir une deuxième 7950 GX2 et un peu d’azote liquide pour entrer dans la cour des grands… Restons simple et tentons le coup avec les moyens du bord …

 

Le bios

Jusqu’il y a quelques temps, les ingénieurs de chez Shuttle avaient pour habitude d’équiper leurs carte mère avec des bios type « Asrock ». Ici, si le bios n’est pas digne d’une Asus P5WDG2-WS, il offre assez de possibilités pour jouer un peu, en plus des fonctions habituelles.

Le FSB est réglable par pas de 1Mhz jusqu'à 355 Mhz, sachant qu’avec les dernières versions du bios il n’est pas possible de booter au-delà de 325 MHz pour des raisons de sécurité. Le voltage du CPU peut être augmenté de 0.8v au maximum, par pas de 0.025v.

 


Le SD37P2 3700G supporte la DDR2-533 et la DDR2-667, la DDR2-800 n’est pas au programme (le chipset ne la supporte pas officiellement). Le réglage des timings se limite aux 4 principaux.

La gestion des ventilateurs est souple, nous allons y revenir.

 

L’overclocking

Le processeur

Le FSB est passé sans problèmes de 266 à 330, tandis que nous avons descendu le coefficient multiplicateur à 10 (11x266 -> 10*330). 400 Mhz de gagné, il s’agit d’un score honorable, mais assez loin de ce que l'on peut trouver sur le net. Piqué au vif nous avons donc tenté de monter un peu plus en passant le voltage à 1.4v, sans résultats. En fait nous avons été victime d’un blocage du coefficient multiplicateur à 10, alors que sa valeur maximale théorique est 11. Après diverses tentatives, le Shuttle n’a pas voulu booter avec un FSB supérieur dans ces conditions, et après plusieurs clear CMOS, nous avons retrouvé les réglages de bases … et n’y avons plus touché.

Dans tous les cas, le passage à 3.3 Ghz nous a suffit à évaluer le gain de performance, qui est d’ailleurs assez impressionnant avec par exemple un score Super PI 4M qui passe de 104 à 93.

La carte graphique

Avec le processeur ainsi overclocké il aurait été dommage de laisser les cartes graphiques à leur fréquence de base. Un petit tour par les Coolbits et nous passons les fréquences à 550/710 (contre 500/600 sans overclocking). Les performances sont améliorées de façon variable avec par exemple 4% de mieux sous 3Dmark2006, et plus de 10 % pour Sérious Sam 2. De quoi voir venir …

Les températures

C’est simple, pour stabiliser le tout nous avons été obligés de placer tous les ventilateurs du Shuttle sur leurs vitesses de rotation maximale (« PC Extreme mode » dans le bios). Le discret bruit que la 7950 GX2 émet en charge est alors largement couvert par la véritable soufflerie qu’est devenu le Shuttle. Ce n’est qu’à ce prix, que les températures sont restées acceptables (moins de 70° pour le processeur …).


La gestion des ventilateurs

Dans le bios, plusieurs options sont proposées : 5 vitesses de ventilation ou l’activation du mode SMART. Toutes nos appréciations des nuisances sonores ont été effectuées avec ce mode SMART activé (le 80 mm et le 92 mm du processeur sont donc gérés en fonction de la charge) et les ventilateurs du système en Ultra-Low (les deux 60 mm sont réglés sur une vitesse fixe, en plateau fonction d'une température donnée) . Pour ceux qui les auraient oublié, voici les tableaux récapitulatifs des températures :

A coté de cette gestion paramétrée dans le bios, il est possible de modifier le mode de fonctionnement des ventilateurs grâce à Speedfan. En l’occurrence il s’agit de choisir si les ventilateurs sont pilotés par le « SMARTguardian », manuellement, ou par des zones de températures. Nous n’avons pas réussi à déterminer qu’elles étaient ces zones, mais selon Speedfan il en existe 3. Au niveau des ventilateurs, les réglages possibles concernent soit "une zone", auquel cas la vitesse est automatiquement adaptée à la température de cette zone, soit "la plus chaude de deux zones". Cela semble être une solution intéressante en théorie, seulement en pratique, le pilotage par zone des deux petits ventilateurs de 60 mm fait augmenter leur vitesse de rotation de façon importante, quelque soit la zone choisie.

A noter que tous les ventilateurs peuvent être pilotés grâce à Speedfan, en dehors de celui de l’alimentation qui est de tout manière très discret.

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 Test réalisé par : Julien BEGUEC le 28 novembre 2006
Remerciements : Shuttle
Matériel testé : Shuttle SD37P2 3700G

Sixième journée : on conclut!

Cette semaine se termine telle qu’elle a commencé : plusieurs coups de sonnettes nous sortent de ce rêve bien agréable. En effet, nous n’avons pas hérités d’une lointaine parente et Shuttle vient récupérer son dû.

Commençons par replacer le contexte, et évitons certains malentendus : le SD37P2 3700G est un barebone nu à l’origine (le SD37P2 tout court). Il se situe à la pointe de la technologie, Shuttle à donc décider de l’inclure dans sa liste de configuration  XPC pour en faire un produit d’appel, une vitrine technologique. Shuttle prouve avec ce Mini-PC qu’il est possible de placer les composants les plus puissants du moment dans un de leur barebone, et que cette solution est (à peu près) viable sur le plan thermique et acoustique. Pour reprendre l’expression pompeuse du service marketing, il s’agit bien en effet du "mini-PC (pré configuré) le plus puissant du monde, (disponible à grande échelle, partout dans le monde)".



Voilà... donc ça c’est fait, passons maintenant aux choses qui fâchent. Premièrement, pour un tel prix (qui est quasi le prix des différents composant disponibles sur le marché) on attends un peu plus : il s'agit tout de même d’une configuration de luxe. On aurait aimé une télécommande, une carte wifi, quelques ports usb supplémentaires, où n'importe quel petit plus qui donne l’impression que l’on en a pour son argent. Deuxièmement le choix de la carte graphique est discutable depuis l’arrivée des 8800. Le remplacement de l’énorme 7950 GX2 par une 8800 GTS est la meilleure chose qui puisse arriver à ce SD37P2 3700G. Cela lui ferait gagner un slot PCI, la compatibilité directX 10, tout en conservant les mêmes performances et la même gamme de prix.

En conclusion, la démonstration est impressionnante, c’est certain. Si vous envisagez un tel achat, attendez la version avec une (seule) 8800GTS. Sinon configurez vous-même un SD37P2 3700G avec un Raptor et uniquement 2 Go de Ram, l’ensemble sera bien plus équilibré.

Notre précédent comparatif : Shuttle SN95G5
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