ZOTAC ZBOX nano AQ01 Plus, Gigabyte BRIX BXi3-4010 - Le combat de nains

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 Zotac fait partie de ces entreprises courageuses qui n'ont pas attendu la standardisation d'Intel pour proposer des solutions compactes pour le bureau et le salon. Présente depuis plusieurs années sur les formats compacts et mini avec leur gamme ZBOX, l'entreprise Hong-Kongaise se distingue depuis plusieurs années par son approche inventive pour intégrer le PC dans le salon et en particulier dans la chaîne Home Cinema. 

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Gigabyte est quant à lui plus "jeune" sur le marché de la mini-machine, et a semble-t-il voulu jouer d'emblée la carte de la singularité face aux propositions déja présentes, voire installées, depuis 2012. Le Brix est finalement mal nommé. La vision de Gigabyte tend plutôt vers le minimalisme que de la masse grossière, et ce n'est pas pour déplaire.

Coutumier de l'intégration de CPU basse consommation issus autant de chez AMD que de chez Intel, la valse des déclinaisons et des GPU permet depuis longtemps à Zotac de séduire le public préférant la souplesse d'un PC aux sources dédiées.

Architecturée autour d'un AMD A4-5000, APU "Kabini" (qui ne vient pas de Marly-Gomont, mais de chez Globafoundries), combinant 4 cores Jaguar (un peu comme la PS4 et la XBOX ONE) à 1500Mhz épaulés par 2Mo de cache, et un GPU HD8330 (pas comme la PS4 et la XBOX ONE), on pourrait de loin croire en une configuration limitée, contenue dans une enveloppe thermique modeste de 15W.

Zotac a eu la judicieuse idée de combiner dans cette version "Plus" l'APU à 4 Go de DDR3L-1600 pour limiter la casse côté bande passante une fois le GPU sollicité. Tout ce qui est à prendre est bon pour les déclinaisons basse consommation !

Zbox plus (2)

Alors que pour la gamme Intel, les déclinaisons ULV nasse consommation gardent les appellations Core ix, on se méprend souvent marketing oblige, à situer son imaginaire à la même échelle pour les déclinaisons desktop et mobiles. Idée totalement erronnée, tant est si bien que nous verrons qu'AMD a quand même des atouts dans sa poche une fois sa solution intégrée dans une machine lui permettant de briller un tant soit peu.

 

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Architecturé autour d'un Core i3-4010 "Haswell", le Brix de Gigabyte mis à notre disposition prêtait à la curiosité. Déja par son form-factor (nous verrons ça plus bas) mais aussi par la largesse des possibilités mémoire.

Deux slots de SODIMM DDR3L (attention, ne comptez pas recycler vos modules de DDR3 classiques, seuls certains modules à 1,35v sont compatibles, soyez vigilants et consultez la liste de compatibilité mise à disposition par Gigabyte pour chaque déclinaison de ses Brix à Core ix) prêtent le flanc pour accueillir jusqu'à 16 Go de mémoire ; c'est pléthorique.

La philosophie autour du Brix est différente à la fois du NUC et des Zbox au chassis Nano. Orienté compacité avant tout, le Brix présente d'emblée un sex appeal marqué par sa taille de guèpe et une compacité qui étaient encore réservés aux solutions équipées de SoC ARM sous Android, beaucoup moins performants et polyvalents que les gammes x86.

Cette puisance et polyvalence potentielle, nous allons l'évaluer au travers de ces deux machines de catégories similaires, mais tellement différentes dans leurs approches propres à chacune des marques.


 

Côté Zotac, on retrouve avec joie un cube parfait de 12.7 cm et une hauteur légèrement plus importante qu'un NUC avec près de 5cm de hauteur aux fins d'accueilir un disque dur ou un SSD de 2,5".

L'éclairage du dos au plastique (encore) glossy est cette fois vert sur le dessus du boitier. Son illumination n'est pas configurable dans le BIOS sur cette déclinaison AMD du format Nano. Toutefois, le bios lui-même est assez complet, et globalement plus clair que sur la série ADxx Ivy Bridge. En partie grace à un choix plus sobre de la palette de couleurs du Bios (croyez-nous, c'était un peu agressif avant !), mais surtout parce que les menus et sous-menus sont clairs et assez complets pour affiner sans soucis sa configuration en cas de changement de certaines pièces.

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La construction du chassis est une nouvelle fois irréprochable de compacité et d'efficacité. C'est une machine bien née, disposant de deux ouïes, une arrière, et une latérale gauche, assurant un flux d'air bien réparti, y compris à la verticale pour le disque et l'APU, même à plein régime.

Globalement silencieuse en fonctionnement, le seuil de ventilation maximal de sécurité au lancement du bios n'est que rarement atteint en fonctionnement, et même pourvue d'un disque mécanique, ne donne aucun indice de son fonctionnement placé derrière un écran. Ca tombe bien, c'est le but recherché pour ce genre de solutions.

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Au repos, le flux d'air de part en part de la box est littéralement froid, pour passer à tiède à pleine charge de l'APU, après deux heures de benchmarks consécutifs.

La ZBOX dispose d'un lecteur de cartes mémoire multi-formats, un récepteur IR pour utiliser une télécommande (non fournie), et deux ports USB 2.0. Les entrée et sortie jack animées pour l'audio d'un codec Realtek HDA sont une nouvelle fois accompagnés de l'astucieux adaptateur optique, très utile dans le cadre d'une utilisation au coeur d'un Home Cinema. 

Comme sur la Nano ID63, la présence d'une connectivité en quantité garnit le chassis de manière intelligente.

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Deux sorties vidéo (HDMI et Displayport) jouxtent le connecteur d'alimentation. Le bloc fourni est cette dois un Delta qui fait bien le poids de ses 65W et ne chauffe pas outre mesure lorsque la machine est à pleine charge, en alimentant un disque USB3 externe.

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Deux ports USB 3.0 accompagnent un port ethernet 10/100/1000, et cette fois, point de eSATA, mais un connecteur USB supplémentaire s'ajoute faisant monter à 7 le nombre de ports présents. Très confortable !

Cette fois pas d'adaptateur double mSATA vers SATA dans le bundle, mais toujours un disque mécanique de 2,5" 5400TPM silencieux et peu sujet aux vibrations.

 

Le Brix est la première déclinaison de mini-machine à la façon Gigabyte.

Dès l'ouverture du coffret enfermant la machine, l'effet est immédiat : "la vache, c'est petit !". Petit mais, pas d'aspect fragile, ni léger.

Paré par une ossature en acier noir à la peinture mat à l'aspect rigide et au poids rassurant, le Brix ne passe pas pour une petite chose fragile. Sobriété et rigueur sont les mots d'ordre de Gigabyte pour cette déclinaison du Brix qui ne se laisse remarquer que par la désormais traditionnelle LED bleue du bouton d'allumage.

La seule vraie faute de goût revient au plastique brillant qui orne la face supérieure de la machine, et qui bien évidemment, ramasse le gras du moindre contact avec vos doigts ou la poussière par son côté statique.

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La compacité a un prix côté extensions et stockage. Point de possibilité de format 2,5" en interne (la machine elle même ne faisant qu'à peine la hauteur de deux disques de ce format empilés), mais mSATA uniquement. Nécessairement, le stockage interne aura un effet intéressant et bénéfique sur les performances et le confort d'usage, SSD oblige.

Pour des raisons d'espace encore une fois, Gigabyte a opté pour la combinaison Mini-Displayport et HDMI. Le port Ethernet 10/100/1000, est acoudé à deux ports USB 3, la face avant se contente d'accueillir deux ports USB 2 et la sortie audio mixte optique / analogique. Du coup, on sent un peu une certaine forme de frustration. La face avant paraît au final sous-exploitée.

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Les ports USB sont rapidement accaparés pour peu que vous choisissiez des périphériques filaires. Pour ne pas trop perdre en utilité, les deux ports à l'avant en USB 3 sont ainsi pris en otage pour laisser les deux USB 3 à l'arrière le privilège d'héberger le stockage de masse. On a rapidement fait le plein. A moins d'utiliser des périphériques d'entrée en Bluetooth pour profiter de la carte mixte WiFi/BT intégrée, vous devrez très certainement passer par la case hub USB pour vous faciliter la vie côté périphériques. 

Côté sans fil en effet, c'est généreux, on dispose d'emblée d'un contrôleur WiFi accompagné d'une stack bluetooth 4.0 sur une carte mini-PCIE demi format. Il est pratique de n'avoir pas au moins à se soucier de trouver une carte compatible, et qui offre d'emblée de bonnes possibilités d'apairages de périphériques.

brix vs Zbox plus (2)

Dans les deux cas, les mini-machines peuvent orner votre bureau ou votre salon sans honte, et bien évidemment disparaître en quelques tours de vis à l'arrière d'un écran, le support VESA étant fourni par les deux constructeurs.

Vous pouvez envisager sans problème si l'essentiel de votre stockage passe par le réseau, et vos périphériques par le Bluetooth de n'avoir à vous contenter que de deux à trois fils courant derrière le pied de votre écran pour oublier totalement leur existence si vous faites jouer la veille prolongée et que les fonctiones UEFI du bios ne vous laissent pas tomber.

En ce sens, le Brix manque encore de maturité côté finition du Bios. A la fois limité et une plaie à mettre à jour, Gigabyte n'a semble-t-il pas capitalisé sur son savoir faire dans le domaine des cartes mères pour assurer plus que le service minimum.

On est clairement dans une approche "set-top-box", en oubliant quelque peu l'utilité d'un suivi plus "user friendly" pour le support global de sa mini-machine. C'est une grosse suprise, voire une déception.


 

La configuration AMD de ce Zotac AQ01 pose la question de la polyvalence face au mastodonte Intel avec ses Core ix en déclinaisons ULV présentes dans les NUC.

Dans une configuration Home-Cinema, on peut légitimement se poser la question du support des pilotes AMD côté fonctions d'accélération vidéo. Les APU de série E ont longtemps trainé une réputation exécrable du fait d'un support assez mauvais des fonctions de décompression vidéo sous Linux, fixé en grande partie sur OpenELEC. La question du support correct de DXVA sous Windows brûle tout autant les lèvres, avec une solution qui, pour le moment, reste peu déployée sur des machines de ce form-factor.

Sous Windows, aucun problème avec l'AQ01, avec XBMC, une fois le DXVA activé, la machine avale tout sans bugs et sans trop avoir à évacuer la production calorifique de l'APU dans cet usage.

Zbox plus (2)

Sous MPC-HC avec LAV, pas de problème majeur non plus. Nos films de référence (les Blu-Ray de Terminator 2 (VC1), The Shining (VC1) et The Dark Knight Rises (MKV High Profile fait maison) passent sans encombre sous Windows, et sous OpenELEC à partir de la release générique x64 3.2.4.

Côté films 3D, les MKV en SBS et TAB (half et full) passent sans souci, ainsi que les ISO de Blu Ray 3D (Tintin pour l'occasion), avec les pics de débit liés au Frame Packing, mais bien sûr uniquement sous Windows pour ce dernier cas de figure.

Le Brix comme le Nano ont tous deux plafonnés avec une fréquence de 120hz sur le projecteur DLP. Ca ne pose pas de souci dans l'absolu, sauf si vous désirez profiter du 24p/144hz pour le triple shutter en 3D (comme en salles de cinéma), et ainsi profiter si votre diffuseur le permet, d'une qualité irréprochable avec des lunettes actives. On ne jettera pas la pierre ici, la plupart des solutions PC se gauffrent à ce même exercice, nVidia compris.

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Le Brix est une machine qui n'a pas sacrifié sur l'autel de la compacité l'existence d'une sortie audio optique. Néanmoins, contrairement à Zotac qui a pris la peine de fournir le petit adaptateur salvateur pour loger son câble Toslink sur le connecteur multi-jacks, Gigabyte a un peu râdiné pour mettre à disposition dans son bundle ce petit bout de plastique, qui se trouve en vente en ligne (mais pas de référence sur le site de Gigabyte...) autour de 4€. C'est un brin agaçant d'avoir à se préoccuper de celà.

Côté fonctionnalités, les sorties HDMI et Mini DisplayPort font le job, et peuvent toutes deux êtres converties en sorties DVI ou VGA avec l'adaptateur ad-hoc nécessaire.


Le i3 Haswell  équipant le Brix est doté d'un iGPU dont les fonctions de décodage vidéo matériel n'ont pas varié depuis la génération précédente. A défaut de disposer d'un Blu-Ray encodé en VC1 entrelacé, afin d'évaluer un souci récurrent souvent évoqué quant aux bugs d'affichage liés au décodage matériel des GPU Intel Ivy Bridge et Haswell, nous avons testé un échantillon de séquence encodée en 1080i60.

En DXVA, la solution Intel a effectivement du mal pour procéder au désentralacement sur un média en VC1 avec un festival de macroblocks pendant le décodage.

Du reste, peu de Blu-Ray sont encodés de cette manière, ce qui amenuise ce problème temporaire lié uniquement aux contenus entrelacés. Pour un décodage d'un DVD NTSC en revanche, pas de problème de désentrelacement.

Pour le reste, comme pour le Nano AQ01, les médias de test passent impeccablement sur nos diffuseurs.


 

Parmi les nombreuses questions que l'on se pose sur ce genre de machines est leur propension à encaisser des tâches un peu lourdes, du type jeu ou bureautique avancée.

Dans les jeux :

Côté Zotac AQ01contre toute attente, et avec les derniers Catalyst 13.11 compatibles avec l'AU Kabini, pas mal de jeux plus ou moins récents, mais de qualité, sont jouables sans être désagréables. Attention, nous restons éloignés des standards de gaming avec les machines desktop à GPU dédié, mais on est tout de même bien loin des idées communes voulant que toute envie de jeu est à proscrire. Oubliez toutefois des titres comme Battlefield 3, ou Tomb Raider : ça reste modeste, mais on a tout de même de bonnes surprises.

Des titres comme Bioshock Infinite (en 720p, détails bas), RAGE (en 720 et même 1080p, détails bas), Left 4 Dead 2 et CS:GO (en 720 et 1080p sans AA settings entre faible et moyen), Max Payne 3 (en 720p Moyen, sans filtrages) ou Diablo III sont jouables à des niveaux de détails compris entre bas et moyen à condition de ne pas activer d'anti-aliasing et de faire quelques concessions sur certains effets et niveaux de textures.

Dans une enveloppe thermique de 15W, c'est loin d'être ridicule et cela peut contenter des joueurs occasionnels ou jeunes.

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Côté Brix, les drivers fournis pour le iGPU sur le site de Gigabyte sont à proscrire d'emblée. Non pas pour des raisons de stabilité, mais tout simplement de bugs de rendu, en particulier sous Unreal Engine, et d'une qualité du rendu vraiment très juste parfois.

Les pilotes 15.36.0.64.3353 viennent à la rescousse de notre Haswell, qui se trouve désormais bien épaulé avec quelques gains ci et là sur certains jeux, et surtout, un rendu enfin à la hauteur.

Dans une situation de jeu, le Brix lance la cavalerie de la ventilation, sans grand barrouffe et avec efficacité. La machine reste tiède et le form-factor ne semble pas poser de problème pour la dissipation. Faut-il s'attendre à plus de performances qu'avec une solution AMD, grâce à la partie CPU plus musclée sur le i3 ? Non, absolument pas.Brix (12)

Si côté benchmarks, on peut constater un (faible) gain, dans une situation de jeu, vous n'en tirerez pas beaucoup plus qu'un Kabini. La liste des jeux ne varie pas, les détails non plus pour tout dire. Il reste que cela peut contenter de temps à autre vos besoins ludiques, ou assurer le fonctionnement des Sims par exemple sans aucune difficulté notable. La raison ?

Tout simplement, l'i3 doit laisser la place aux unités du iGPU qui ont tendance à faire grimper le TDP. C'est donc la partie CPU qui se trouve enfermée dans une fréquence réduite pour laisser celle du GPU décoller. L'avantage CPU du i3 se réduit de fait à peau de chagrin par rapport à un A4, et on peut même parler d'une égalité de traitement côté ludique pour les deux solutions.

Sur nos trois diffuseurs, un moniteur Iiyama FullHD, une TV FullHD et un vidéprojecteur DLP HD Ready, le rendu n'est pas équivalent. Sur le moniteur FullHD, il y a un évident manque de finesse globale du rendu en 720p.

Toutefois, la qualité globale est pour le moins bonne avec le traitement d'une TV dans cette résolution, et excellente avec la résolution native du vidéoprojecteur. Si votre TV ou moniteur plafonne en 720p, vous pourriez être surpris agréablement par le service rendu. Du reste, si les pilotes permettaient de faire de l'upscaling, ou qu'une puce dédiée le fasse, ce serait une bonne solution pour compenser le manque de puissance brute disponible.

 

En bureautique :

Nous évaluons au travers de PC Mark 8, avec le support d'OpenCL, la propension de nos deux nains à constituer des machines polyvalentes pour la bureautique et quelques traitements de l'image et du son. Afin de n'oublier personne, les drivers OpenCL pour CPU Intel sont installés afin d'assurer le support CPU et GPU de l'accélération, de la même manière que via les drivers unifiés côté AMD. 

Le i3 a clairement un avantage CPU par rapport au A4 (indice PC Mark 8 de 3493 pour le i3, pour 2346 points pour le A1) dans une enveloppe thermique comparable, mais on est en droit de s'étonner de la "non-claque" que prend le CPU basse conso d'AMD face à une déclinaison ULV lorsqu'il est question d'usages mettant à contribution CPU+GPU de concert.

Ce que le Kabini ne peut pas donner en CPU, il le compense en GPU souvent en évitant d'avoir, comme le i3 à faire du throttle sur la fréquence CPU lorsque l'iGPU monte en charge.

S'il est globalement moins puissant dans des charges lourdes pour le CPU, il le compense par une prestation globale équilibrée.

Pour faire simple, tant que vous êtes dans une configuration où la charge CPU est prioritaire, le i3 fonctionnera à plein régime mais doit composer avec sa collocation parfois chaleureuse en réduisant sa fréquence.

L'écart minime dans les usages ludiques s'explique ainsi aisément sans pour autant transparaître clairement dans les benchmarks synthétiques. OpenCL n'a pas de terrain réel pour s'exprimer avec le peu d'unités de traitement sur le iGPU. L'arbitrage tombe donc favorablement côté CPU pour la soution i3 dans cette configuration de benchmark. 

Autre élément à relativiser, avec d'un côté un disque mécanique, et de l'autre un SSD tout mSATA qu'il est, vous comprenez aisément que l'écart de performances n'est pas si élevé que cela. Avec un SSD 2,5" en lieu et place d'un disque mécanique, les deux machines seraient difficilement différenciables pour naviguer, travailler et lire des médias.

brix vs Zbox plus (4)


 

ZOTAC réalise une nouvelle fois une très belle machine, qui dépareille pas mal des versions Intel.

Déja côté prix, l'AQ01 offre des prestations très intéressantes pour le Home Cinema à 350€, avec une machine prête à l'emploi, fonctionnelle, riche en connectique, et globalement satisfaisante.

Gigabyte signe avec le Brix une entrée très pertinente sur le marché des machines liliputiennes x86. Placé aux alentours de 300€ nu, le carré sous i3-4010 va devoir être accompagné de DDR3L à 1,35v à choisir avec précaution, d'un SSD mSATA certes efficace, mais coûteux si l'on a besoin de stockage. La facture peut donc facilement s'envoler, à moins de l'utiliser uniquement pour OpenELEC avec une clef USB pour héberger l'OS et juste 2Go de RAM.

Par contre, si vous cherchez une machine bardée de mémoire qui peut disparaître derrière un grand moniteur bien calibré, vous avez tout intérêt à vous pencher sur le Brix, qui grace au support complet d'OpenCL peut constituer une bonne solution de travail.

L'offre est tout simplement différente, avec peut-être une recherche un peu trop poussée de la compacité au détriment d'une versatilité globale de la machine. Heureusement, Gigabyte a désormais une rimbambelle de déclinaisons qui commencent à s'étoffer. La base étant saine, nous somme impatients de voir la suite, surtout sous AMD !

Si l'on devait se fonder uniquement sur la prestation gloable, le rapport qualité prix est étonnament favorable à la solution AMD, au final plus équilibrée côté qualité prix lorsqu'on évalue les limites de chaque offre.

Face à un i7 avec un plus gros iGPU, la question se poserait moins sur une base Haswell, nous le verrons très prochainement, mais très en dessous de 400€ l'offre AMD au travers de la proposition de Zotac est très agressive et qualitative pour qui veut une petite machine discrète, fonctionnelle sans avoir à jouer du tournevis et à bon prix.

Zbox plus (1)

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flecheConnectique pléthorique et astucieuse
flecheBonnes prestations de Kabini
flecheAptitudes pour le Home-Cinéma
flechePrix maîtrisé

flechePlastique "Glossy" en surface, mais c'est vraiment pour pinailler
flechePas d'adaptateur double mSATA

fleche Le CD de drivers...mais c'est la dernière fois !

 

 

Brix (1)

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fleche Taille, look et finitions irréprochables
fleche i3 Haswell confortable
fleche Wifi et Bluetooth de base
fleche Extension mémoire étendue

fleche Bios indigne de l'expertise Gigabyte
fleche Connectique réduite
fleche Un poil cher par rapport à la concurrence

fleche Le CD de drivers...

 

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